Exégèse (Tafsir) Sourate An-Nas, les hommes.

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Cheikh Salih Ibn ’Uthaymîne (Rahimallah)

 

Vous trouverez ci-dessous le tafsîr de la dernière sourate du Coran, Sourate An-nass, une sourate que nous récitons souvent d’où l’importance de connaître ce qu’elle renferme comme bénéfices en demandant à Allah de nous accorder la pureté dans les intentions.

An Nas
   
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Bismillâhir Rahmân ir’Rahîm
   
1. Dis : « Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes..
1. Qul aAAoothu birabbi alnnasi
   
   
2. Le Souverain des hommes,
2. Maliki alnnasi
   
   
3. Dieu des hommes,
3. Ilahi alnnasi
   
   
4. contre le mal du mauvais conseiller, furtif
4. Min sharri alwaswasi alkhannasi
   
5. qui souffle le mal dans les poitrines des hommes,
5. Allathee yuwaswisu fee sudoori alnnasi
   
6. qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain ».
6. Mina aljinnati waalnnasi

 

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1. « Dis : “Je cherche protection auprès du Seigneur (Rabb) des hommes ». C’est à dire : auprès d’Allah [gloire et pureté à Lui], car c’est Lui le Seigneur des hommes, mais également des anges, des djinns, des cieux et de la terre, du soleil et de la lune. Bien qu’Il soit le Seigneur de toute chose, Allah cite spécifiquement ici les hommes car cela correspond au sujet que va aborder cette sourate.

2. « Le Souverain (Malik) des hommes ». C’est-à-dire : Le Souverain qui dispose de l’autorité suprême et du pouvoir absolu sur les hommes.

3. « Dieu (Ilâh) des hommes ». C’est-à-dire : Celui à qui ils doivent adresser leur adoration, car celui qui est dignement adoré, celui que les cœurs adorent, aiment, et vénèrent, c’est Allah gloire et pureté à Lui.

4. « Contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes. » « Al Waswasa » désigne toutes les mauvaises idées, illusions et autres imaginations qui traversent les esprits. Quant au terme « Al Khannâs », il renvoie à ce celui qui se retire, recule, et disparaît lorsque l’on invoque Allah, autrement dit : au « Shaytân ». C’est ce qui explique que lors de l’appel à la prière (Al Adhân), ce dernier se sauve en émettant des pets afin de ne pas l’entendre et qu’il revient une fois l’appel achevé. De même, le second appel (Al Iqâma) provoque de sa part la même réaction, après quoi il revient à la charge pour perturber l’individu dans sa prière en lui remémorant des choses auxquelles il ne pensait même pas, au point de lui faire oublier combien de rak‘âtes il a accomplies. On rapporte par ailleurs dans le « Musnad » de l’Imâm Ahmad que « lorsque les ogres se manifestent, empressez-vous de faire l’Adhân », les « ogres » désignant des shayâtîn qu’un voyageur (ou qu’une personne) en solitude imagine comme des choses effrayantes, un ennemi ou autre chose semblable, et qui se dissipe dés lors que l’individu se met à faire l’Adhân.

5. « Qu’il (le conseiller) soit un djinn ou un être humain ». Les mauvaises suggestions peuvent émaner aussi bien des djinns, en ce que ces derniers circulent en l’être humain comme le sang dans les veines, que des hommes ; et Dieu sait combien sont ceux qui inspirent le mal et l’embellissent à l’individu au point de le convaincre d’admettre le mal et de l’appliquer.

Le prophète صلى الله عليه وسلم avait pour coutume, une fois dans son lit, de lire ces trois sourates que sont « Al Ikhlâs », « Al Falaq » et « An-Nâs », puis de souffler dans ses mains pour essuyer ensuite son visage ainsi que toutes les parties qu’il pouvait atteindre de son corps. De même il les lisait après les cinq prières quotidiennes. Il est donc du devoir de l’individu de chercher la Sunna et de l’appliquer telle qu’elle nous a été rapportée.

Source : Site de Cheikh Ibn ’Uthaymîne, rahimahou Allah.
Traduction : Abû Hafsa – Sounna.com

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