La femme en islam : Son statut dans la Oumma

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Shaykh ‘Abdul ‘Aziz Ibn Baz (RahimAllah)

 

[1] Le statut de la femme musulmane dans l’islam est très noble et élevé et son effet est très grand dans la vie de chaque musulman. En effet la femme musulmane est la première enseignante dans la construction d’une société juste, lorsqu’elle suit la guidée du Livre d’Allah et la Sunna du messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Car l’adhésion au Qur`an et à la Sunna éloigne le musulman – homme ou femme – de l’égarement dans n’importe quelle question. L’égarement dont souffrent les diverses nations ne vient que de leur éloignement du chemin d’Allah – le Parfait, le Très-Haut – et de ce avec quoi Ses prophètes et messagers – que la Paix et les Prières d’Allah soient sur eux tous – sont venus. Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Je vous laisse deux choses, vous ne vous égarerez pas tant que vous vous y accrocherez, le Livre d’Allah et ma Sunna. » [2]

La grande importance du rôle de la femme musulmane – comme femme, sœur, fille et ses droits et devoirs – ont été expliqués dans le noble Qur`an et détaillés dans la Sunna authentique.

Le secret de son importance se trouve dans le fardeau énorme et la responsabilité qui est placée sur elle et les difficultés qu’elle doit endosser – responsabilités et difficultés dont certaines ne peuvent être supportées par un homme. C’est pourquoi fait partie des obligations les plus importantes, de montrer de la gratitude envers la mère, de la bonté et entretenir de bons rapports avec elle. Et à cet égard, on lui donne la préséance sur le père. Allah le Glorifié dit :


« Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. » [Sourate Luqman 31:14]

« Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois » [Sourate Ahqaf 41:15]

Un homme est venu au messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et a dit : « ô messager d’Allah! Qui parmi les hommes mérite plus que j’entretienne de bons rapports avec lui ? »

Il a répondu : « Ta mère. »

L’homme a demandé, « Qui ensuite ? »

Il a répondu : « Ta mère. »

L’homme a alors demandé, « Qui ensuite ? »

Donc le Prophète a répondu de nouveau : « Ta mère. »

Alors l’homme a demandé, « Qui ensuite? »

Donc il a répondu : « Ton père. » [3]


Donc cela nécessite que l’on donne à la mère trois fois la bonté et le bon traitement que l’on donne au père.


En ce qui concerne l’épouse, son statut et son effet sur l’apaisement de l’âme et sa sérénité ont été clairement montrés dans le noble verset, dans Sa Parole :


« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » [Sourate Ar-Rum 30:21]


Al-Hafidh Ibn Kathir (d.774H) – rahimahullah – a dit dans l’explication des termes muwaddah et rahmah contenus dans le susdit verset :


« Al-muwaddah signifie l’amour et l’affection et ar-rahmah signifie la compassion et la pitié – puisqu’un homme prend une femme en raison de son amour pour elle, ou par compassion et pitié pour elle; en lui donnant un enfant de lui … » [4]


Et la position unique que la femme du prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) Khadija – radiyallahu ‘anha – a pris, avait un effet énorme dans le calme et l’assurance du messager d’Allah (sallallahu ‘alayhi wa sallam), lorsque l’ange Jibril (‘alayhi salam) est venu pour la première fois à la caverne de Hira. Ainsi le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) est revenu vers Khadija (radiyallahu ‘anha) avec la première Révélation et son de cœur battait très fort et il tremblait, et il lui a dit : « Couvrez-moi! Couvrez-moi! »


Donc elle l’a couvert jusqu’à ce que sa crainte disparaisse, après quoi il a raconté à Khadija (radiyallahu ‘anha) tout ce qui était arrivé et dit : « Je crains que quelque chose ne m’arrive. »


Donc elle lui a dit : « Jamais! Par Allah! Allah ne te déshonorera jamais. Tu maintiens les liens de parenté, tu aides le pauvre et l’orphelin, tu sers généreusement tes invités et aide ceux qui ont été affligés par un désastre. » [5]


Et n’oubliez pas ‘Aisha (radiyallahu ‘anha) et son grand effet. Au point que même les grands Compagnons prenait d’elle la science du Hadith et beaucoup de Sahabiyat ont appris d’elle les diverses règles se rapportant aux questions des femmes.


Et je n’ai aucun doute que ma mère – qu’Allah lui fasse miséricorde- a eu un effet énorme sur moi, en m’encourageant à étudier; et elle m’y a aidé. Qu’Allah augmente énormément sa récompense et la récompense de la meilleure des récompenses pour ce qu’elle a fait pour moi.


Et il n’y a aucun doute aussi, que la maison dans laquelle il y a bonté, douceur, amour et soin, avec l’éducation islamique correcte (tarbiya) affectera énormément l’homme. Donc il sera – si Allah le veut – couronné de succès dans ses affaires et dans toute chose – la recherche de la science, le commerce, le travail, ou autre que cela. Donc c’est à Allah Seul que je demande d’accorder le succès et de nous guider tous vers ce qu’Il aime et ce dont Il est satisfait. Et que les Prières et la Paix d’Allah soient sur notre prophète Muhammad et sur sa Famille, ses Compagnons et ses disciples.


Notes de bas de page :


[1] Cet article est une réponse à une question particulière concernant la position et le statut de la femme musulmane et a été pris de Majmu’ul Fatawa wa Maqalatil Mutanawi`a (3/348-350).


[2] Hassan : Rapporté par Malik dans Al-Muwatta (2/899) et Al-Hakim (1/93), d’après Ibn ‘Abbas (radiyallahu ‘anhu). Il a été authentifié par Shaykh Al-Albani dans As-Sahiha (No 1871).


[3] Rapporté par Al-Bukhari (No 5971) et Muslim (7/2), d’après Abû Hurayra (radiyallahu ‘anhu).


[4] Tafsir Qur`anil A’dhim (3/439) d’Al-Hafidh ibn Kathir.


[5] Rapporté par Al-Bukhari (1/22) et Muslim (1/139), dans la longue narration de ‘Aisha (radiyallahu ‘anha).


Article tiré du site troid.org


Traduit en français par les salafis de l’Est

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