La place de la femme en Islâm

Leave a comment
saw
Share Button

Sheikh Abdul Aziz Bin Baz

 

Cette question/réponse [du SHeikh Ibn BâZ] est une réplique au magazine
« al-Djîl » de Riyâdh en rapport à la place de la femme en Islâm

Louange à Allâh Seigneur des mondes, que la prière et le salut soit sur les Prophètes et les Envoyés, sur leurs familles, leurs compagnons et sur ceux qui empruntent leur voie jusqu’au Jour Dernier.

Certes, la femme musulmane a une place élevée en Islâm. Et ses traces ont un impact très grand dans la vie de chaque musulman. En effet, la femme musulmane est la première enseignante dans la construction d’une société saine [Sâlih], et cela lorsque la femme suit la guidée du Livre d’Allâh et la Sounnah de Son Messager SAW .Car l’attachement à ces deux sources éloigne tout musulman et musulmane de l’égarement [Dhallâl] et de toute autre chose. L’égarement qu’endurent les communautés n’est dû qu’à leur éloignement du chemin d’Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – et de ce avec quoi Ses Prophètes et Messagers SAW sont venus. Le Prophète a dit :


« Je vous laisse deux choses, si vous vous y accrocherez – vous ne vous égarerez pas – le Livre d’Allâh et ma Sounnah. »

Il est rapporté dans le Qor’ân ce qui indique clairement la grande importance du rôle de la femme musulmane en tant qu’épouse, sœur, fille, ainsi que ses droits [al-Houqoûq] et obligations [al-Wâdjibât], comme cela a été rapporté et détaillé dans la Sounnah purifiée. Cette grande importance se situe au poids et à la responsabilité [que la femme] endure, ainsi qu’aux difficultés qu’elle doit assumer, des responsabilités et difficultés dont certaines d’entre elles ne peuvent être supportées par un homme. C’est la raison pour laquelle, il fait partie des obligations les plus importantes de montrer de la gratitude envers la mère, de la bonté et entretenir de bons rapports avec elle. Et cela devance le père. Allâh – Ta’âla – dit :

« Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère ; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. »[1]

Et Il – Ta’âla – dit :

« Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durant trente mois »[2]

Un homme vint trouver l’Envoyé d’Allâh SAW et lui dit : « Quelle est la personne qui mérite le plus ma bonne compagnie ? » – « Ta mère » répondit-il – « Et qui ensuite ? » – Il dit : « Ta mère » – « Et qui ensuite ? » – « Ta mère » – « Et qui ensuite ? » – Il dit : « Ton père ». [3] Cela nécessite que l’on donne à la mère trois fois la bonté et le bon traitement que l’on donne au père.

Et pour ce qui est de l’épouse, son statut et son impact sur l’apaisement de l’âme et sa sérénité, cela apparaît dans le noble verset – Allâh – Ta’âla – dit :

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. »[4]

Al-Hâfidh Ibn Kathir a dit dans son « Tafsîr » [commentaire] de la Parole d’Allâh – Ta’âla : « de l’affection et de la bonté »

« Al-Muwaddah : signifie l’amour [al-Mahabah], et la bonté [ar-Rahma] signifie : la douceur et la compassion [ar-Ra’afatoun]. Car certes un homme prend une femme en raison de son amour pour elle ou par bonté pour elle, et pour qu’il ait avec elle un enfant de lui. »

Telle a été la position de Khadîdja (radhiallâhu ‘anha) qui avait un impact énorme dans l’assurance du Messager d’Allâh SAW,lorsque l’Ange Djibrîl (alayhi as-sallam) est venu pour la première fois à la caverne de Hirâ. Lorsque la première révélation fût venue et [que le Prophète] tremblait, il lui dit : « Couvre-moi ! Couvre-moi ! Je crains certes pour ma personne » Elle lui dit : « Jamais par Allâh ! Allâh ne te déshonorera. Tu maintiens les liens de parenté, tu aides le pauvre et l’orphelin, tu sers généreusement tes invités et aides ceux qui ont été affligés par un désastre. »

De même, on n’oublie pas l’impact de ‘Aisha (radhiallâhu ‘anha), au point que même les grands Compagnons prenaient d’elle la science du Hadîth, ainsi que beaucoup de femmes qui ont appris [d’elle] les règles [Ahkâm] se rapportant [aux femmes]. Et en une époque plus proche, ce qui fût au temps de l’Imâm Muhammad Ibn Sa’oûd ra à qui sa femme avait conseillé d’accepter la « Da’wah » de l’Imâm réformateur Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhâb ,et cela au point qu’il puisse étaler son prêche, ainsi le conseil [de sa femme] eût un impact et un grand effet sur lui, ce qui a permis la propagation de sa « Da’wah » [à Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhâb] jusqu’à nos jours – Et Louange à Allâh – cet impact [et effet] a raffermit le Dogme [‘Aqîdah] et son établissement dans cette contrée [l’Arabie saoudite].

Et je n’ai aucun doute que ma mère – qu’Allâh lui fasse miséricorde – a eu un effet énorme sur moi, en m’encourageant à étudier et elle m’y a aidé. Qu’Allâh augmente énormément sa récompense et la récompense de la meilleure des récompenses pour ce qu’elle a fait pour moi. Et il n’y a aucun doute aussi, que la maison dans laquelle il y a bonté, douceur, amour et soin sur la base d’une éducation islamique [Tarbiyyat ul-Islamiyyah] affectera énormément l’homme. Ainsi, il sera – de par la volonté d’Allâh – couronné de succès dans ses affaires, dans la recherche de la science, le commerce, le travail, ou autre que cela dans diverses actions.

C’est à Allâh que je demande d’accorder le succès et de nous guider tous vers ce qu’Il aime et ce dont Il est satisfait. Et que les Prières et la Paix d’Allâh soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa Famille, ses Compagnons.[5]

[1] Coran, 31/14

[2] Coran, 41/15

[3] Rapporté par Muslim

[4] Coran, 30/21

[5] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, vol-3 p.348-350

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *