La vie de l’imam Mouslim

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Résumé par Oummou ‘Abdir-Rahmane – Al Baida

 

…Son nom :

Abou al Hussayn Mouslim ibn al Hajjàj ibn Mouslim ibn Ward an Naysàbùri était originaire d’une tribu arabe d’où est tiré son nom de famille : Al Quchayri. Quant à An Naysàbùri c’est un dérivé du nom de son pays de séjour, le Nichapour, une grande cité du Khorassan. Sa date de naissance, incertaine, se situe autour de 204 ou 206 de l’hégire.


…Son enfance :

Le milieu où il a été élevé lui a facilité l’apprentissage de la science utile. En effet, le Nichapour était un pays animé par les sciences de la loi islamique. On y trouvait de nombreux enseignants et étudiants. Son père était parmi ceux qui s’intéressaient à la science et c’est probablement lui qui l’a encouragé dans ce chemin. Dés l’âge de 12 ans (ou 14 ans) il participait aux séances de Hadith. Deux ans plus tard, à l’occasion de son pèlerinage (il était encore un garçon imberbe), il rencontra les savants de la Mecque ainsi que d’autres savants alors qu’il était sur la route du voyage. Il entreprit de nombreux voyages (autour du Khorassan, en Irak, au Hidjaz, dans le Châm, en Egypte …) en quête de Hadith à cause de la dispersion des transmetteurs. Sa quête de la science : Il avait placé la science du Hadith en tête de ses préoccupations, qui consiste à connaître les contextes du Hadith, ses chaînes de transmetteurs, ses énoncés…. dans le but de les préserver et d’en distinguer l’authentique du faible.

Son recueil SAHIH MOUSLIM est considéré par l’ensemble de la nation musulmane comme étant la seconde source dans l’autorité sunnite après SAHIH AL BOUKHARI. L’élaboration de cette oeuvre dura 15 années pendant lesquels l’Imam Mouslim ne cessa de la remanier et de la corriger. Il dira à son propos: J’ai exposé ce répertoire de 300 000 traditions entendues“.


Et il ajoutera: Je n’ai rien inséré à ce recueil sans argument et je n’ai rien exclu sans argument”.

Il connaissait les noms, les surnoms, les noms de famille, la généalogie, l’histoire et les décès des transmetteurs du Hadith, comme un vérificateur perspicace. Il les critiquait ou les louait afin de distinguer les dignes de confiance des médiocres. Il est aussi compté parmi les pionniers de la science du Hadith défectueux qui est la science la plus subtile et la plus ardue. Il était digne de confiance et réputé pour sa grande mémoire. Il cita le nom de ses professeurs dans ses ouvrages. Ad Dhahabi en a compté 220, mais en réalité la liste est beaucoup plus longue.

Il a suivi les enseignements de l’imam al Boukhari qu’il accompagnait partout pendant une longue période. Ad Daraqutni raconte: Sans al Boukhari, Mouslim n’aurait rien pu. Malgré cela, il critiquait indirectement la méthode de travail de ses professeurs: al Bukhari et al Madini, ce pour quoi il reçu de nombreux reproches de la part des savants. C’est probablement pour cela qu’il ne rapporta pas d’après al Madini. Il ne rapporta pas non plus selon al Boukhari et Ad Dhuhli par souci de rester neutre dans l’affaire qui opposait ces deux professeurs : Mouhammad ibn Yahyia Ad Dhuhli prétendait que al Boukhari disait que le Coran était une création. Al Boukhari, innocent de toute accusation, disait plutôt que le Coran était la parole d’Allah, le Très Haut, non créée. Pourtant, Ad Dhuhli avait interdit à ses élèves de fréquenter al Boukhari, jusqu’à  ce que celui-ci quitta le Nichapour. Au cours de ce calvaire, tout le monde rompait les liens avec al Boukhari, à l’exception de Mouslim qui faisait cause commune avec lui. Lors d’une séance d’enseignement ad Dhuhli fit une remarque au sujet de al Boukhari, Mouslim se leva et s’en alla, après quoi, Mouslim rassembla tout ce qu’il avait écrit d’après lui et le renvoya à son domicile. Il s’occupa de diffuser son savoir à travers le monde par sa langue et par sa plume. Il fut d’ailleurs l’un des premiers à conserver en livre les traditions, ce qui était à l’époque assez rare. Parmi ses oeuvres, il y en a qui ont été conservées, d’autres ont été égarées. Mais la majeure partie traitait du domaine du Hadith. …

Sa fin :

Mouslim, Qu’Allah lui fasse miséricorde, s’est éteint dans la soirée du dimanche au mois de Rajab en l’an 261 de l’hégire dans le pays du Nichapour. Il était âgé de 50 et quelques années. Prions qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et Sa satisfaction.  D’après le CD Rom  Al Bayane : les Hadiths  recensés par al Boukhari et Mouslim Résumé par Oummou ‘Abdir-Rahmane.

Source : http://www.al.baida.online.fr

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