Les caractéristiques de celui qui invite les gens à l’Islam

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Cheikh El Fawzane 

Remarque préliminaire : Ceci est l’introduction rédigée par Cheikh El Fawzane (membre du conseil des Grands Savants d’Arabie Saoudite), pour l’ouvrage du Cheikh Rabi’ Ibn Haadi El Madkhali (Ancien président du département de la Sunnah de l’Université Islamique de Médine), intitulé : “La méthodologie des prophète dans l’invitation (des gens) vers Allah”. 

Louanges à Allah, Seigneur des mondes, qui nous a commandé de suivre Son Prophète(صلى الله عليه و سلم) et de prêcher conformément à Sa voie. Prière et paix sur notre Prophète Mohammed et sur sa Famille ainsi que ses Compagnons et ceux qui suivent son chemin de la meilleure manière jusqu’au jour de la rétribution. 

L’appel à Allah est le chemin qu’ont suivi les prophètes, paix sur eux, et leurs successeurs, comme a dit Allah, Le Très Haut : « Dis: Ceci est ma voie, j’appelle ( les gens à la religion ) d’Allah avec clairvoyance , moi et ceux qui me suivent, et pureté à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. » [ Youssouf – V 108]. 

Nul doute! L’appel à Allah est l’objectif principal et fondamental de tous les envoyés et de ceux qui les suivent, et ceci afin d’amener les gens des ténèbres à la lumière, de la mécréance à la croyance, de l’association a l’unicité (1) et de l’enfer au paradis. Cet appel de l’Islam repose sur des bases précises qui doivent être rigoureusement appliquées; Si l’une de ces bases venait à manquer, alors cette da’wa (2) ne sera pas correcte et ne produira pas les fruits désirés, et ce, malgré les efforts déployés et le temps qu’on y a consacré. C’est une réalité que l’on peut observer dans de nombreux cas, où cette da’wa n’est pas conforme aux directives enseignées par le Coran et la Sunna. 

Les piliers sur lesquels repose cette da’wa authentique, comme nous l’a indiqué le Coran et la Sunna, se résument ainsi: 

1. LA SCIENCE (3) (requise pour prêcher l’Islam). 

Il va de soi que l’ignorant ne peut en aucun cas prêcher, car Allah a dit dans le verset cité ci dessus : 

« Dis : ceci est ma voie, j’appelle (les gens à la religion) d’Allah avec clairvoyance… ». Dans ce verset le mot “basîrah” traduit par “clairvoyance” désigne la science, la connaissance, le savoir. 

Ainsi, la possession de ce savoir est indispensable car celui qui prêche va être inévitablement amené à débattre avec des savants égarés qui vont tenter de le troubler par le moyen du faux ( arguments futiles ) et du doute, et ceci afin de repousser la vérité. 

Allah a cite dans son livre saint : « Et débat avec eux de la meilleure façon » [les abeilles – V 125] Le Prophète, que la paix et la bénédictions d’Allah soit sur lui, a dit à Mou’adh (4) (qu’Allah soit satisfait de lui): « Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux gens du livre (5)(…) » Ceci nous démontre que si le da’i ( celui qui fait da’wa ) ne possède pas suffisamment de connaissances pour faire face à chaque doute et réfuter toutes les oppositions, alors il sera battu à la première rencontre et sera stoppé au début de son chemin. 

2. LE COMPORTEMENT ( pratiquer soi-même ce vers quoi on appelle ). 

Le da’i doit être un exemple parfait, c’est à dire que ses paroles doivent être en accord avec ses actes. Dans le cas contraire, ses actes deviendront des preuves contre lui même. 

Allah commanda à son Prophète Chu’ayb, paix sur lui, de dire à son peuple: «(…) Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la reforme autant que je le puis (…) » [ S Houd V 88] Et Allah a dit à son envoyé Mohammed ( paix et bénédictions d’Allah sur lui) : 
« Dis: en vérité, ma prière et mon adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes. A Lui nul associé ! Et c’est cela qui m’a été prescrit et je suis le premier à me soumettre » [ S les bestiaux – V 162,163 ] « (…) Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle (les gens) vers Allah et fait bonne œuvre (…) » [ les versets détaillés V 33 ] 

3. LA PURETE DE L’INTENTION (ikhlass) 6 

Cette mission doit être effectuée uniquement en vue de l’agrément d’Allah. L’ostentation, la recherche de la notoriété et le souhait de gravir les échelons de la classe sociale, de s’emparer du commandement et tout ce qui fait partie des convoitises de cette vie d’ici-bas ne peuvent et ne doivent être l’objectif du prêcheur. Car si une de ces ambitions venait à se concrétiser, alors cet appel serait accompli sans sincérité et deviendrait un moyen d’assouvissement de ses propres désirs. Allah, pureté à lui, nous a informe que ses prophètes disaient à leurs communautés : « Je ne vous demande pour cela aucune récompense » 

4. LES ETAPES ( commencer par le plus important). 

Le da’i doit débuter par la réforme de la croyance et ceci en recommandant d’adorer Allah avec sincérité et en interdisant l’association ( Chirk ). 

Dans un second temps, il exhorte les gens à l’accomplissement de la prière, au versement de l’impôt rituel (zakât), au respect des obligations religieuses et à l’abandon des interdictions. Ce chemin n’est autre que celui emprunté par l’ensemble des prophètes comme Allah a dit: « Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, (pour leur dire) : Adorez Allah et écartez-vous du taghut (7) (…) » [S les abeilles – V 36] « Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager à qui nous n’ayons révélé : “Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc” » [ Les prophètes – V 25]. 

Et lorsque le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, envoya Mou’adh au Yémen, il lui dit : ” Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi: ” il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et je suis l’envoyé d’Allah “. S’ils acceptent, alors enseigne leur qu’Allah a imposé cinq prières à accomplir de jour comme de nuit. S’ils acceptent, alors enseigne leur qu’Allah a légiféré le versement de l’impôt rituel (Zakat) qui doit être pris des gens riches pour être donné aux pauvres de leur communauté “. On remarque également que dans sa vie et son parcours, le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, fut le meilleur exemple, et a accompli sa mission de la meilleure manière, en restant à la Mecque durant treize années pendant lesquelles il appela les gens à l’unicité d’Allah et à l’abandon de l’association avant de leur ordonner la prière, le versement de la Zakat, le jeûne et l’accomplissement du pèlerinage et surtout, avant de leur interdire l’usure (riba), la fornication ( zina ), le vol et le meurtre. 

5. LA PATIENCE, L’ENDURANCE, ET LA PERSEVERANCE (8) 

Le da’i va être inévitablement confronté à des adversités, car il faut prendre conscience que ce n’est pas un chemin tranquille qu’il va emprunter, mais bien plutôt un chemin semé d’embûches, de dangers, de souffrances et d’incertitudes. 

Observons ainsi les meilleurs exemples, c’est-à-dire les Prophètes ( paix et bénédictions d’Allah sur eux ) : ils ont dû faire face au moqueries et aux préjudices de leurs peuples, comme il est relaté dans le Coran: « On s’est moqué de messagers venus avant toi. Et ceux qui se sont moqués d’eux, se virent frapper de toutes parts par l’objet même de leurs moqueries » [ Les prophètes – V 41 ] « Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs; Ils endurèrent alors avec constance d’être traités de menteurs et d’être persécutés, jusqu’à ce que Notre secours leur vint (…) » [ Les bestiaux – V 34] Ceux qui suivent les prophètes, seront donc confrontés aux mêmes difficultés et épreuves. Ces difficultés seront proportionels aux efforts déployés dans la da’wa (9). 

6. LA SAGESSE (10) 

Afin de transmettre le message de la meilleure façon, le da’i devra avoir un caractère vertueux et faire preuve de sagesse. Allah, le Très Haut, commanda à Moussa et Haroun, que la paix et le salut soit sur eux, d’avoir ces mêmes qualités pour faire face au plus mécréant des hommes, à savoir : Pharaon, qui prétendit être le seigneur des hommes. Allah, pureté à Lui, dit : « Puis, dites-lui une parole douce, peut être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il » [Ta Ha – V 44 ] Puis Allah dit à Moussa, paix et salut sur lui: « Vas vers pharaon, vraiment, il s’est rebellé ! Puis dis-lui: ” Voudrais tu te purifier ? Et que Je te dirige vers ton Seigneur afin que tu Le craignes ? » [ s 79 – V 17, 18,19] « C’est certes par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » [La famille d’Imrane- V 159] « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle ( les gens ) au sentier de ton Seigneur (…) » [ les abeilles – V125] « Et tu es certes d’une moralité éminente » [ La plume – V 41] 

7. L’ESPERANCE ET LA CONFIANCE 

Le da’i ne doit pas désespérer du résultat de sa da’wa ou de la guidée de sa communauté, de la même façon qu’il ne doit pas désespérer de l’aide d’Allah, pureté à Lui, et ce, même s’il s’écoule un temps considérable sans qu’il n’y ait de résultat apparent. Encore une fois, le meilleur des exemples dans ce cas est celui des envoyés, paix et salut sur eux. 

Noé, paix sur lui, demeura 950 ans au milieu de son peuple pour leur prêcher l’unicité d’Allah, pureté à lui. 

Notre Prophète Mohammed, paix et bénédictions d’Allah sur lui, lorsque les préjudices des mécréants se multiplièrent, l’ange des montagnes vint à lui , pour lui demander la permission de les écraser en rabattant les flancs de la montagne sur eux, Mohammed, paix et bénédictions d’Allah sur lui, lui répondit : « Non, mieux vaut leur accorder un délai, peut être qu’Allah désignera parmi leur descendance des hommes qui l’adoreront sans rien lui associer »

Cette da’wa nécessite donc de posséder ces qualités que sont la confiance et l’espérance, dans le cas contraire, la déception et l’impatience seront la cause de l’abandon de cette da’wa. 

Tous les points précédemment développés, qui définissent la méthode employée par les envoyés dans leur da’wa, devront obligatoirement constituer la base même de ce travail. Et si négligence il y a ( dans l’application de ces points ), alors l’échec sera le seul résultat de ces vains efforts. 

La preuve la plus évidente à ce sujet est celle des différents groupes musulmans d’aujourd’hui qui ont établi leur méthodologie et leur programme d’une façon divergente de la méthodologie des prophètes. Ces groupes ont négligé l’importance de la croyance authentique, appellent à des points de “seconde importance” et ont commencé à prêcher la reforme de questions latérales: Parmi ces différents groupes, il y a ceux qui prêchent la reforme des lois (gouvernementales) et de la politique, et réclame l’application des peines du code pénal islamique, ainsi que l’observance de la chari’a ( la loi musulmane ) dans la société. 

Ceci, nul doute, est un pôle essentiel, seulement ce n’est pas le plus important: – Comment peut-on exiger l’application de la Shari’a sur le voleur et le fornicateur avant même de l’exiger sur l’associateur ( celui qui donne des associés à Allah, pureté à Lui ) ? 

Comment peut-on revendiquer l’application de la Shari’a sur deux personnes qui se disputent à cause d’un litige portant sur des moutons, avant de revendiquer l’application de la Shari’a sur les adorateurs d’idoles et des tombes, et ceux qui nient les Noms et les Attributs d’Allah ou qui déforment leurs sens et significations ? 

Est ce que ces derniers ne commettent-ils pas un crime plus grave que ceux qui boivent de l’alcool ou qui volent ? Ce sont certes des infractions dans le droit des humains, mais le Chirk et le fait de nier les attributs d’Allah sont des infractions (blasphèmes) dans le droit du créateur, Pureté à Lui. Et chaque musulman se doit de connaître cette règle fondamentale : « Le droit du Créateur est en priorité sur les droits des créatures » 

Sheikh-ul-Islam Ibn Taymiyya, dans son livre intitulé “Al Istiqâmah” (11) dit : « La présence de ces péchés avec l’exactitude et la validité du Tawhid est mieux que la détérioration du Tawhid avec l’absence de ces péchés ». 

La confirmation de cette règle est prouvée par ce verset : “Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés. En dehors de cela, Il pardonne à qui Il veut “ [ S les femmes – V 116]. 
Et parmi les autres groupes musulmans, en voici qui se réclament de la da’wa, mais qui, malheureusement, suit une voie qui diffère également de celle des envoyés. 

En fait, ils ne considèrent pas la croyance ( ‘aqida ) comme étant le point le plus important et s’intéressent essentiellement aux différentes formes d’adorations basées sur des méthodes inspirées du soufisme. Ils consacrent également leurs efforts à des sorties et visites, et ceci dans le but d’attirer le maximum de gens sans se préoccuper de leurs croyances. 

Toutes ces voies sont des innovations. elles prennent comme point de départ des préoccupations, des sujets que les messagers laissaient pour la fin. Pour bien comprendre les fautes de ces groupes, nous pouvons prendre l’exemple d’un docteur qui veut guérir le corps d’un malade dont la tête a été coupée !!! Cela reflète parfaitement la situation actuelle, car la croyance est à la religion ce que la tête est au corps. 

Par conséquent, ce qui est demandé à ces différents groupes est de corriger leur compréhension en revenant au Coran et à la Sunna avec la compréhension de nos pieux ancêtres ( Salaf-us-Salih )(12) afin de connaître la voie des envoyés dans ce travail qu’est la da’wa. 
Et c’est ainsi qu’Allah, pureté à Lui, nous a informé que le commandement et l’autorité ( qui est le pivot et l’axe de la da’wa du premier groupe que nous avons cité précédemment ) ne peuvent se concrétiser que par la purification de la croyance et ceci en adorant Allah seul, sans rien lui associer. Allah, Le Très Haut, dit : « Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu’Il leurs donnera la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. 

Il donnera force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M’adorent et ne M’associent rien et celui qui mécroit par la suite ce sont ceux-là les pervers » [ La lumière – V 55] 

Ainsi, les gens qui veulent établir un Etat Islamique avant de purifier la terre des croyances idolâtres, et avant de faire disparaître toute forme de dévotion aux morts et d’adoration des tombes – ce qui ne diffère pas de l’adoration de Al Laat, Al Uzza et Manaat ( idoles citées dans le Coran, sourate l’étoile verset 19 et 20 ) – veulent accomplir une chose impossible. 

Cet état de fait est parfaitement bien symbolisé par les vers suivant : Et celui qui veut acquérir la grandeur sans effort a perdu son temps dans la recherche de l’impossible. 

Certes, l’application de la Shari’a, l’application du code pénal, la mise en place d’un Etat Islamique, le fait de faire respecter les interdictions religieuses, le fait de faire respecter les obligations religieuses… Tous ces points sont inclus dans les droits de l’Unicité d’Allah (Tawhid), le complètent et en sont son résultat. 

Par déduction, comment peut-on délaissé l’essence du Tawhid et s’occuper et se concentrer sur ce qui en est le fruit et la conséquence ? ! 

Ce que je remarque dans ce qui est la cause de la déviation de ces différents groupes de la voie des prophètes, est leur ignorance de cette même voie. Il est donc évident que l’ignorant ne peut en aucun cas être da’i, comme nous l’avons vu précédemment, la condition la plus importante pour prêcher dans cette voie, est la science et ceci conformément au verset déjà cité : ” Dis ceci est ma voie, j’appelle ( les gens à la religion ) d’Allah avec clairvoyance (..) “. 

Donc la qualité essentielle que doit posséder le da’i est la science (13). 
On voit également que ces groupes sont rattachés à une da’wa qui se différencie l’une de l’autre, chacun s’étant fixé un plan bien précis. Et tous ceci a pour résultat inévitable la transgression de la voie du prophète ( paix et bénédictions d’Allah sur lui ). Cette voie est unique, elle ne contient aucune division et aucune divergence comme Allah la dit dans le verset précèdent: « Dis : ceci est ma voie(…) » 

Donc, ceux qui suivent cette voie unique, ne peuvent être en désaccord, car ne sont en désaccord que ceux qui ne la suivent pas, Allah, Le Très Haut dit : « Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de sa voie » [ Les bestiaux – V 153]. 

Et il est évident que ces divisions sont dangereuses pour l’Islam car elle lui donne une mauvaise image qui peut repousser celui qui désire se convertir. Il doit être rendu clair que ceci n’a rien avoir avec l’Islam, Allah, Le Très Haut, dit : ” Ceux qui dissocient leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien “ [ Les bestiaux – V 159 ] 

L’Islam incite à l’union entre les musulmans sur la vérité, Allah dit : « Et cramponnez-vous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisé » [S 3 – V 103] Lorsqu’il s’est avéré inévitable de mettre en évidence cette vérité, un groupe de savants a entrepris, avec ardeur et endurance, d’avertir ces groupes de leurs erreurs et de leurs déviations de la voie des prophètes, et ceci afin qu’il revienne sur la vérité ( la vérité étant l’objectif du croyant sincère). 

Nous connaissons, parmi les savants qui ont décidé d’effectuer cette tâche essentielle, en conformité avec la parole du Prophète, paix et bénédictions sur lui, ” la religion est bon conseil “, le Sheikh Rabi’ ibn Hadi, qui a expliqué et détail la voie des Prophètes dans la da’wa comme elle est apparue dans le Coran et la Sunna. 

Il a également analysé les méthodologies des différents groupes, en démontrant, par des arguments irréfutables, leurs divergences et leur éloignement du chemin des Prophètes. Ce livre se présente donc, louanges à Allah, comme étant parfait dans la signification, complet pour celui qui aspire à la vérité, et est une preuve contre celui qui s’entête et s’enorgueillit. Nous demandons à Allah qu’Il nous renforce avec Sa science, et qu’Il nous élève par elle. 

Paix et bénédictions sur notre Prophète Mohammed(صلى الله عليه و سلم)et sur sa famille et ses compagnons. 

NOTES : 
(1) L’unicité (Tawhid) est le noyau de l’Islam, elle se divise en trois parties: L’unicité d’Allah dans Ses actions (création, gérance etc.). L’unicité d’Allah dans l’adoration (Allah seul mérite d’être adoré). L’unicité d’Allah dans Ses Noms et Attributs. 
(2) Da’wa : ce mot exprime l’action de prêcher la religion et d’appeler les gens à se conformer à ses lois. 
(3) ’Ilm: ce terme qui a pour signification la science en général, désigne ici la connaissance du Coran et de son interprétation, du hadith, du Fiqh et de ses bases , de la croyance etc… 
(4) Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Lorsque le Prophète ( pbsl ) envoya Mou’adh Ibn Djabal au Yémen pour prêcher l’Islam, il lui dicta quelques conseils (cf le hadith ) et ce en l’an 10 de l’hégire. 
(5) Ce hadith est également une preuve de la nécessité de connaître la société dans laquelle on va prêcher. 
(6) Ikhlass : ce terme désigne la pureté et la sincérité de l’intention ( dans la volonté d’accomplissement d’un acte). L’essence de cette intention est la recherche de la satisfaction d’Allah, Seigneur des mondes, rien d’autres. L’ikhlass est l’une des conditions de l’acceptation de l’acte. 
(7) Taghut: désigne tout diable, idole et toutes fausses divinités. 
(8) En langue arabe, ces trois termes sont exprimés par un seul mot: SABR. 
(9) Et ceci conformément au hadith : ” Mous’ab ibn Sa’d dit de son père qu’il demanda au Prophète ( pbsl ): quels sont les hommes les plus éprouvés? le Prophète ( pbsl ) , lui répondit : « Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis ceux qui les suivent de la meilleure manière. L’homme est éprouvé suivant la qualité de sa pratique religieuse, si sa pratique est forte, alors il sera durement éprouvé; Si sa pratique est légère, alors il sera éprouvé en fonction de cette même pratique. Le serviteur d’Allah) ne cesse d’être éprouvé jusqu’à ce qu’on le laisse marcher sur la terre sans qu’il n’y rencontre un danger. » ( Voir la Silsila Sahihah ( cheikh Albani ) tome 1 hadith 144) 
(10) Hikma: ce terme traduit par sagesse, est l’action de placer chaque chose en son lieu adéquat. Par exemple savoir distinguer les situations qui nécessitent la douceur de celles qui nécessitent la dureté. 
(11) Tome 1, page 466 
(12) Salaf-us-Salih, qui est traduit par pieux prédécesseurs ou ancêtres, sont les hommes désignés par le Prophète, paix et bénédictions sur lui, comme étant les meilleurs hommes de notre communauté : « Les meilleurs hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux du siècle suivant, puis ceux du siècle suivant »(Voir Sahih Boukhari, chapitre ” tafsir du verset : « vous êtes la meilleure communauté (…) » [v 3, s 110]”, Al- Hakim dans “Al Mustadrak”(tome 4, p 74), Tafsir Ibn Kathir (tome 1, p 392). 

Traduction : S-AO et AM-AS. 

 

Source : Fourqane.fr/forum

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