Muhammad ibn Sirîn (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde)

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Tiré du site Al Islam

 

Sa naissance et ses débuts :

Muhammad ibn Sirîn naquit sous le califat de `Uthmân ibn `Affân (qu’Allah soit satisfait de lui).

Son père, Sirîn, fut l’esclave affranchi du vénérable Compagnon ‘Anas ibn Mâlik. Celui-là lui fut assigné comme part dans le butin de la bataille de `Ain At-Tamr, bourg situé à l’ouest de la Kûfa, qui fut conquis par Khâlid ibn Al-Walîd, sous le règne de ‘Abû Bakr As-Siddîq (qu’Allah soit satisfait de lui).

Quant à sa mère, Safiyya, elle fut également l’esclave affranchie de ‘Abû Bakr As-Siddîq (qu’Allah soit satisfait de lui).

Ses parents étaient renommés pour leur bonté et jouissaient d’une bonne réputation.

Sa recherche de la science :

Muhammad ibn Sirîn fut élevé dans une maison inondée par la piété et la ferveur. Il se mit en contact avec un grand nombre de Compagnons du Prophète (qu’Allah soit satisfait d’eux), tels : Zayd ibn Thâbit,
`Imrân ibn Al-Husayn, ‘Anas ibn Mâlik, ‘Abû Hurayra, `
Abd-Allâh ibn Az-Zubayr, `Abd-Allâh ibn `Abbâs et `Abd-Allâh ibn `Umar.

Muhammad ibn Sirîn s’était tellement attaché à ces augustes Compagnons. Il puisa aux sources de leur savoir, assimila leur jurisprudence et apprit d’après eux les hadiths du Prophète

Sa notoriété :

Muhammad ibn Sirîn s’illustra et fut renommé pour sa science et sa dévotion à travers tous les pays.

Il adopta une attitude intransigeante face aux gouverneurs omeyades. Il déclara, souvent, la vérité et fit preuve d’une grande fidélité à Allah et Son Prophète, citons à titre d’exemple la scène suivante :

Un jour, le gouverneur omeyade en règne sur Al-`Irâqyn, `Umar ibn Hubayra, s’adressa à Ibn Sirîn par son surnom, en disant :

O ‘Abû Bakr ! Comment vont-ils les gens de votre pays ? !

– “Je les ai laissés victimes d’une injustice généralisée, tandis que vous leur faites la sourde oreille”, répliqua Muhammad ibn Sirîn.

Son neveu lui fit signe de se taire, mais Ibn Sirîn se tourna vers lui en disant :

Ce n’est pas à vous qu’on adresse la question, mais c’est plutôt à moi. Il s’agit, en fait, d’un témoignage et

“quiconque le cache a, certes, un cœur pécheur ” (283:2).

Admirant sa parole, Ibn Hubayra lui fit une libéralité, mais Ibn Sirîn la refusa obstinément. Son neveu, réprouvant sa conduite, lui demanda :

“Qu’est-ce que vous empêche d’accepter le don de l’Emir ?”. Et Ibn Sirîn de répondre :

“Il me l’a offert parce qu’il avait eu une bonne opinion de moi. Si j’étais des gens du bien comme il l’avait imaginé, je devrais persister dans mon refus. Si, en revanche, je n’étais pas digne de son crédit, il me voudrait mieux de ne pas regader ce don comme licite.

Sa ferveur religieuse :

L’attitude que Muhammad ibn Sirîn (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) afficha vis-à-vis d’un homme qui injuria Al-Hajjâj après sa mort, donna la preuve de sa ferveur. Il lui répliqua :

” Taisez-vous ! Al-Hajjâ a rendu le dernier soupir. Et vous, quand vous comparaîtrez devant Allah, le Très-Haut, vous vous rendrerez compte que le moindre de vos péchés commis dans l’ici-bas vous sera plus atroce que le plus grand péché qu’a perpétré Al-Hajjâj de son vivant ; car chacun d’eux, ce jour-là, aura son propre cas pour l’occuper. Sachez qu’Allah, le Très-Haut, châtiera Al-Hajjâj, cet injuste pour assouvir la vengeance de toutes ses victimes, comme Il infligera aussi un châtiment à ceux qui se montrent inique envers Al-Hajjâj. Ne te préoccupez pas désormais d’injurier quiconque “.

Allah, le Très-Haut, dota Ibn Sirîn d’une allure pieuse et d’une affabilité qui le rendit proche des gens. Ceux-ci, en le voyant au marché pendant qu’ils étaient profondément plongés dans leurs distractions, se tinrent sur leurs gardes, en mentionnant Allah et en disant : “Lâ Ilâh Ila-lâh ” (Il n’y a d’autre divinité qu’Allah) et “Allah ‘Akbar” (Allah est Grand).

Il travaillait dans le négoce et effectuait des opérations de commerce. Une fois de retour chez lui à la fin de la journée, il passait la nuit à faire des prières et à psalmodier le Coran en pleurant.

Dans son commerce, il faisait preuve d’une honnêteté exceptionnellement pieuse. Un jour, il acheta à paiement différé de l’huile au prix de quarante mille. Quand il eut ouvert l’une des outres d’huile, il y trouva un rat en décomposition. Il se dit alors : “Toute cette huile provient de la même huilerie, et évidemment cette souillure ne réside pas dans cette outre particulièrement. Si je rends cette huile altérée au vendeur, peut-être qu’il la vendra aux gens”. Il décida donc de répandre toute l’huile par terre.

Hommage qui lui rendent les ulémas :

“Je n’ai jamais vu homme plus pieux ou plus instruit que l’était Muhammad ibn Sirîn”, dit Muwaraq Al-`Ajlî.

Sa mort :

Muhammad ibn Sirîn (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) meurt âgé de 77 ans

Posté sur le Forum Darwa.com

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