Profitez du remède que constitue la sourate « al-Fâtiha »

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Al-Imâm Chams ud-Dîn Abî ’Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691 – 751 H]

 

Que penser de la « Fâtiha » qui n’a de semblable [dans la révélation] ni dans le Qor’ân, ni dans la Thora, ni dans l’Evangile et ce qui ressemble à cela, car elle renferme toutes les significations du Livre d’Allâh, qui englobe l’indication de l’origine et des fondements des noms d’Allâh – Ta’âla – qui sont : Allâh, le Seigneur, le Très Miséricordieux, la confirmation du rassemblement, la mention des deux unicités : L’Unicité de la Seigneurie et l’Unicité de l’adoration, qu’Il soit loué dans la demande de secours et dans la demande de la guidance, et sa particularité par laquelle Il est loué, la mention de la meilleur des invocations sur ce qui est le plus utile et obligatoire, et que l’adorateur a le plus besoin. Et cela est la guidance vers le chemin des vertueux qui renferme la plus parfaite de Ses connaissances, de Son Unicité et de Son adoration, qui est la droiture [que l’adorateur] a jusqu’à la mort, et cela englobe les diverses catégories [de personnes] et fractions, celles gratifiées [par Allâh] pour leur connaissance de la vérité car elles l’ont appliquée, aimée et préférée, [à l’inverse de ceux] qui ont encouru la colère [d’Allâh] car ils ont dévié de la vérité après en avoir eu connaissance, [et à la différence] de ceux qui ce sont égarés, ceux pour qui la vérité a été voilée. Telles sont ainsi les diverses catégories.

[La « Fâtiha »] contient la confirmation du destin et de la loi, des noms et des attributs, du rassemblement et des prophéties, de la purification des âmes, de l’amélioration des cœurs, de la mention de l’équité et de la charité d’Allâh, et de la réplique faite à l’ensemble des gens de l’innovation et du faux comme nous l’avons mentionné dans le commentaire [de cette sourate] dans notre grand ouvrage « Madâradj as-Sâlikîn ». Véritablement, cette sourate contient une guérison par laquelle on y trouve un remède, et avec laquelle [on l’utilise] comme exorcisme des maux.

La « Fâtiha » renferme la sincérité de l’adoration, la louange sur Allâh, le fait [de s’en remettre à Lui] dans la délégation des affaires qui toutes proviennent de Lui, la demande de Son secours, la confiance en Lui, l’imploration de l’ensemble de Ses faveurs, qui sont, la guidance vers ce qui amène les grâces et repousse les châtiments. Certes, [cette sourate] constitue l’une des plus puissantes guérisons qui se veut suffisante.

Il a été dit : La partie de la « Fâtiha » qui sert à l’exorcisme est la suivante :

« C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours. »

[1]

Il ne fait pas de doute que ces deux phrases forment la partie la plus puissante de ce remède, vu qu’elles contiennent la remise complète en Allâh et la remise confiante en Lui, le recours [auprès de Lui] et la demande de secours, le besoin et la sollicitation, ainsi que la réunion du plus noble objectif qui est l’adoration du Seigneur Unique, et le moyen le plus illustre qui est l’imploration du secours d’Allâh dans Son adoration. Il n’y a pas de [sourate] autre que celle-là qui renferme tous ces éléments.

Il m’est arrivé une fois de tomber en proie à la maladie alors que j’étais à la Mecque. A ce moment là, j’étais privé de médecin et de médicament. Je pris donc une gorgée d’eau de « Zamzam », récitait cette sourate [al-Fâtiha] à maintes reprises avant de la boire. Cet acte m’apporta la guérison complète. Et je ne me passais plus par la suite de cette cure pour pallier les douleurs, et elle m’apporta l’utilité désirée. [2]

Notes

[1] Coran, 1/5

[2] Zâd ul-Mi’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd de Ibn al-Qayyîm, 4/163-165

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